Il y a une quinzaine de jours, mon ami Vincent m’a proposé d’assister à la projection du film La Rafle chez Gaumont France. J’ai accepté car j’étais curieux de voir comment Rose Bosch a traité la rafle du Vel’ d’Hiv (Vélodrome d’hiver), épisode de la seconde guerre mondiale souvent réduit à deux lignes dans les livres d’Histoire.
Avant la projection, Rose Bosch, la réalisatrice, nous a expliqué comment elle a travaillé. Le projet a débuté il y a quatre ans par un gros travail de documentation et de recherches. Rose y a consacré près de deux années pour recueillir un maximum d’informations et surtout ne pas sombrer dans le mélodrame et la comédie surfaite que peut offrir le cinéma. Non, elle veut du véridique, elle veut nous projeter au 16 juillet 1942 où plus de treize mille juifs ont été arrêtés à Paris. La suite est tout simplement sans nom, toutes ces personnes vont être déportées et tuées par les nazis… avec la complicité de plusieurs Français. Bref, nous n’allons pas refaire l’Histoire, mais les faits sont là, ancrés à tout jamais. On peut se dire que c’était il y a près de soixante dix ans et que c’est du passé. Non, à tout moment le Monde peut basculer et chacun de nous pourrait être menacé. Il suffit de voir les peuples qui se déchirent encore aujourd’hui et qui fait des morts au quotidien… La guerre et le pouvoir rendent fous et font faire des actes horribles.
C’est ce qui s’est passé au cours de l’été 1942 avec la rafle du Vel’ d’Hiv. Hommes, femmes, enfants, vieux, tout le monde y est passé, sans exception. L’objectif était d’éradiquer les juifs de la Terre, ces gens que l’on a humilié avec une étoile jaune sur le torse. Comment peut-on interdire l’accès à un square à un enfant ou encore refuser de vendre du pain à une mère de famille sous prétexte d’être juif ? Le film est segmenté en trois parties : avant le 16 juillet 1942, la rafle et les jours d’incarcération (si on peut dire ça) au Vélodrome d’Hiver et la déportation vers Auschwitz.
Je vous préviens tout de suite, le film est dur et il faut prévoir les mouchoirs… même si vous êtes un mec ! Ce ne sont pas des images choc, mais c’est la façon de filmer et les situations qui font que ça nous prend aux tripes. Par exemple, au moment de la rafle dans un immeuble, une mère se jette du haut du toit avec son bébé pour éviter d’être enlevée ! Autre scène très difficile, le petit garçon qui court sous une horde de gendarmes (collabo) et qui pense rejoindre sa mère. Etant papa de trois petits monstres, j’étais scotché au fond de mon siège et quand je suis rentré à la maison, je suis allé les voir dormir paisiblement. Dans ma tête, je me disais « pourvu que cela ne vous arrive jamais ! ».
Pendant près de deux heures, j’avais les poils dressés et les yeux remplis d’émotion et de désolation. Les deux lignes des livres d’Histoire ont enfin des images et surtout cela permet de prendre (encore plus) conscience de l’horreur de la guerre et de la folie humaine. La Rafle doit être vu par tous, grands comme petits, pour ne pas oublier.
La bande annonce du film et le site officiel.
Tags: cinéma, Gaumont, La Rafle
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g regarder ce films il est vrément trés bien fais mais ques quil est boulevrssent
si tu le regarde ton coeur sera déchirer a la fin du film
un chok!!!
un gros film, trés bien réalisé ! Un film qui fait réelement pleurer ! A voir d’urgence ..